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| | > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. | |
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| | Sujet: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Mer 2 Nov - 22:56 |
| Vous connaissez tous VDM non? Plus exactement : Vie De Merde. Ian hésitait vraiment a poster la sienne pour le coup ... encore aurait-il fallut qu'il ait en sa possession ses effets personnel, dont son téléphone... "Aujourd'hui je sors d'un bar, j'ai fini au flic. VDM... " Non pas tant que ça, il faudrait la détaillé un peu plus. Déjà, c'était le soir. Il s'est mit une grosse charge avec des amis avant d'aller au bar, et pendant qu'il y était. Et lorsqu'il est sorti pour fumer une clope et prendre l'air, il aperçoit au coin de la rue 4 mecs qui commencent a se défouler sur un seul type. Loin de lui l'envie d'être un chevalier venant a la rescousse de la veuve et de l'orphelin, mais n'aimant pas cette injustice qui était d'éclater la gueule a une seule personne isolée, il avança aussi rapidement que possible vers ce petit groupe et attrapa par le cou celui qui se faisait le plus plaisir sur le corps de ce type couché par terre. Il le tira en arrière pour l'expulser de là et les trois autres cessèrent leur coups, sans doute étonnés. Il tendit sa main a ce gars a la gueule totalement amochée mais quelqu'un le poussa dans le dos.. Et une nouvelle bagarre commença. Quelqu'un avait alerté les flics, et lorsque ceux-ci pointèrent le bout de leur nez, Ian était en pleine baston avec deux types pendant que les deux autres courraient vers la police. Les représentants de l'ordre séparèrent tant bien que mal les trois individus, et voici la version qu'on lui expliqua, en tentant de lui passant les menottes : On vous arrête pour coups et blessures ainsi que pour trouble de l'ordre . Quoi ? Au départ très peu disposé a être prit pour un con, il se dégagea du flic qui le tenait, et lorsque son collègue s'approcha, probablement dans le feu de l'action et encore sous alcool, il lui décrocha une droite en pleine figure. Grosse erreur, qu'il comprit trop tard et en entendant " agression d'un agent" Il tenta d'expliquer qu'il n'était venu que aider ce pauvre type a moitié dans les vapes, et que c'était parti en n'importe quoi tout en crachant du sang. Avec son dernier geste, les flics ne prirent pas le temps de l'écouter et le maintenu alors qu'il se laissait déjà faire. L'un d'entre eux questionna la victime qui nia les faits et menti en expliquant que c'était Ian qui lui avait casser la gueule. Pardon? C'était quoi ce pauvre con? Il avait peur?
Ce fut avec 4 plaintes contre lui qu'il passa la nuit au poste. En cellule de dégrisement, et en attente d'un versement de caution. Génial. Parfait. Présumé coupable, c'était tellement facile... C'était la dernière fois qu'il venait en aide a quelqu'un. Passer sa nuit ici était un enfer, d'autant plus qu'il avait la tête qui le cognait – gueule de bois et douleurs liées aux coups – et la main en sang, a cause de ses propres coup de poings. Par-fait. C'était merveilleux putain de merde. Malgré l'envie qu'il avait d'éclater l'un des flics, il resta sagement assis sur sa couchette, attendant qu'on vienne lui proposé un coup de fil. On l'escorta jusqu'au téléphone en l'entourant comme s'il était Al Pacino en personne, ce qu'il trouva ridicule. Il hésita un instant sur la personne a appeler. Ses parents? Non. Pas question, ou il en prendrait plein la gueule par la suite, du genre : tu as mal tourné mon fils. Quoi que, pour ce qu'il se préoccupait de lui.. Chad pourrait venir le chercher et rester discret sur tout ça? Il n'avait pas vraiment envie que tout le monde sache qu'il avait passé la nuit en taule... Et puis, il réfléchit alors un instant. Mhhh Chad était probablement en train de décuver quelque part... finalement, il n'y avait surement aucun Bêta n'était en mesure de venir rapidement... « Vous voulez peut-être un bottin gamin? » railla l'un des flics, impatient de le ramené en cellule. Ian le toisa du regard, et arracha le combiné, pianotant sur les touches l'un des seuls numéro qu'il connaissait par cœur malgré qu'il ne le composait pas souvent... voir jamais.
Il attendit plusieurs tonalités, le cœur battant rapidement. Parce qu'il allait l'avoir au bout du fil...elle.. Et si elle ne répondait pas? Cette réflexion n'alla pas plus loin lorsqu'il entendit sa voix résonné dans le téléphone. Une voix endormie.. en même temps, vu l'heure... Il s'éclaircit alors la gorge et parla doucement, presque en murmurant, ce qui était débile en soit.. « Mhh.. euh.. » Elle allait raccroché s'il ne se présentait pas... « Déli.. c'est.. c'est moi.. Ian.. excuse moi de te réveiller... j'ai un service à te demander... Hmmm... tu.. tu peux venir au commissariat du Queens sur la 161 street? .. » L'argent ne serait pas un problème, sorti de là, il passerait a la banque et lui rembourserait l'intégralité.. mais pourquoi ne pas avoir appelé Megan me direz vous.. Peut-être parce qu'elle était en week end chez ses parents, peut-être parce qu'il n'y avait même pas pensé, Peut-être que là, tout de suite, la seule personne qu'il avait encore envie de voir était son ex.. tout simplement...
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| C'EST MA VIE | Messages |: 497 | Points |: 642 | Date d'inscription |: 05/10/2011 | Age |: 22 | Localisation |: NYC | Célébrité sur l'avatar |: Paul wesley
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Ven 4 Nov - 20:58 |
| Delilah n'était plus la même depuis la soirée d'Halloween et ses retrouvailles très étranges avec Ian et leur slow presque comme si rien ne s'était passé depuis plus de cinq ans. Elle ne pensait de nouveau qu'à lui, ne mangeait presque plus, rentrait de cours pour se torturer les méninges sur la signification de tout cela, la nature de ses sentiments à elle puis à lui, sa copine... Et le soir, elle sortait avec Lou' ou n'importe qui pour se bourrer la gueule aux mojitos et à la vodka afin d'oublier momentanément sa torture. Enfin, elle rentrait en taxi car trop bourrée et n'arrivait jamais à dormir avant quatre heures et demie du matin... pour se réveiller à six heures. Un cercle vicieux et infernal. Tout ça à cause de lui. Elle l'aimait comme au premier jour, si ce n'est plus et elle s'en voulait. Il était en couple et pourtant elle n'arrivait pas à l'oublier. Elle n'avait jamais pu. En même temps, s'il était heureux avec sa petite amie, pourquoi n'était-elle pas là ce soir-là et pourquoi l'avait-il invité à danser ? Voilà tout ce qui était au cœur de sa vie en ce moment et elle n'arrivait à penser qu'à cela ; trois lettres : I. A. N. Ca la rendait dingue. De lui ? HA Ha ha...
Ce soir-là, elle était sortie, seule, au Moulin Rouge. Enfin, pas tout à fait puisque Lou' y travaille. Aujourd'hui, c'était soirée manzana. Elle se tape un mec dans les toilettes pour savoir si cela change quelque chose à ses pensées alors qu'elle est sous l'emprise de l'alcool. Absolument pas. Elle s'est imaginée avec Ian. Dix fois pire. Cinq heures de migraine supplémentaires . Ô joie. A une heure du matin, elle avait fini par prendre ce putain de taxi rituel, complètement bourrée. Pour ce qui est de son état, elle ne se faisait aucun souci : un quart d'heure dans son lit donc de réflexion serait la meilleure des cellules de dégrisement. Sur la banquette arrière, elle est dans le brouillard. Le chauffeur lui offre la course et l'amène dans sa chambre. Elle butte contre son lit, s'y effondre en travers et se prend la tête entre les mains. C'est parti pour une nuit blanche ! Triangle amoureux ? Peut-être... Sûrement. Oui, bien sûr que oui espèce de pouffiasse aveugle ! Non, pas question, c'est l'autre la pouffiasse, la pute ! Celle qui lui a pris l'homme de sa vie alors que c'était si fort entre eux, elle n'avait aucun droit de faire ça ! Enfin, ce n'est pas de sa faute s'il est parti, mais bon... On se calme. Deli vient donc de se rendre compte qu'elle est dans un triangle amoureux très flou. Elle est loin d'être en position de force et elle déteste ça. Comment se sortir de ce merdier et récupérer Ian au passage ? Ce sera la problématique de la nuit, celle qui tournera en boucle dans sa tête en l'empêchant de dormir. Elle cherche des réponses.
« Driiiiiiiing... » La sonnerie de son téléphone résonne dans la pièce plongée dans le noir. « Driiiiiiiing... » Elle se rend compte qu'elle est encore habillée et qu'elle a fini par s'endormir d'épuisement. Elle jette un coup d'oeil à son réveil. Les chiffres indiquent trois heures. Elle ne reconnaît pas le numéro et décroche. « Allô ? » La voix reconnaissable dans le monde entier se présente et lui indique l'adresse d'un commissariat du Queens. « Quoi ?! Mais Ian, bordel, qu'est-ce que tu fous là-bas ?! C'est ta nouvelle façon de t'éclater un vendredi soir ?! Attends, tu me raconteras là-bas. Mais tu as intérêt à avoir un argumentaire béton. Laisses-moi un quart d'heure, j'arrive. » Elle raccrocha brusquement. Non, non, vous n'avez pas halluciné, elle ne l'a pas laissé parler. Parce que si elle l'avait fait elle aurait définitivement perdu les pédales. Elle s'assit sur son lit et met quelques minutes à comprendre la situation. Il était dans une merde noire, il avait des parents, une copine, plein de potes et pourtant c'était elle qu'il avait appelé. Pourquoi ? Cela promettait encore des longues heures sans sommeil... Plus tard. Pour l'instant, elle devait agir. Elle prit un jean foncé, une tunique violette et des sous-vêtements propres et se changea. Une paire de Converses noire et son blouson en cuir plus tard, elle sortit de sa chambre, la verrouilla, monta dans son Audi et démarra en trombe.
Dix minutes plus tard, elle se gara sur le parking du commissariat. Son cœur battait tellement vite depuis son appel qu'elle avait l'impression qu'il allait exploser. Sa voix... Elle se retenait pour ne pas courir. A l'intérieur, elle se rendit au bureau d'accueil et demanda Ian Blackwood au policier. Elle qui s'attendait à le trouver à peine menotté sur une chaise dans le couloir, elle eut un choc lorsque le policier la conduisit à une cellule. Il avait l'œil gauche violacé et la main droite en sang. Son instinct fut plus fort que tout. « IAN !Ca va ?! » Elle s'approcha des barreaux. « Je reviens tout de suite... » Elle alla régler la caution et accompagna le gardien à la grille. Lorsqu'il se retrouva en face d'elle, elle ne sut comment se comporter. Elle avait envie de se jeter à son cou. Mauvais plan. Très mauvais. Elle opta donc pour l'humour et l'ironie. « Tu as voulu t'essayer au catch ou quoi ? » Elle sourit doucement mais elle n'était pas rassurée. Son cœur ne se calmait pas et elle savait pourquoi : elle se retenait de faire tout ce dont elle avait envie depuis des jours et elle avait horreur de le voir dans cet état. Elle craignait que son attitude la trahisse mais elle voulait rester le plus longtemps possible avec lui, parce que c'était à ses côtés qu'elle se sentait vraiment elle-même... |
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Ven 4 Nov - 22:00 |
| C'était la deuxième fois dans la soirée que cette sensation se produisait. Vous savez, celle d'avoir fait quelque chose, le regretter, mais qu'il était déjà trop tard. A peine eut-il fini de donner l'adresse du commissariat, Ian se demandait franchement pourquoi il l'avait appelé. Pourquoi il l'avait fait chier a trois heures du matin, pourquoi n'avait-il appeler personne d'autre, pourquoi n'avait-elle pas éteint son téléphone pour éviter de répondre.. C'eut été tant mieux qu'il ait fini de parler, car sa voix s'était déjà presque nouée dans sa gorge, provoquant une douleur brulante de l’intérieur, boule brulante qui descendit a plus de 200km/h lorsqu'il entendit la jeune femme au bout du fil parler.« Quoi ?! Mais Ian, bordel, qu'est-ce que tu fous là-bas ?! » Il ouvrit la bouche pour répondre de façon ironique de toute évidence, du genre : j'me fais une partie de Call of Duty , mais elle ne lui laissa pas le temps. C'était sans doute une bonne chose. Pourquoi l'appelé si c'était pour se montrer chieur ensuite? « C'est ta nouvelle façon de t'éclater un vendredi soir ?! » la boule dans son ventre s'estompa progressivement alors qu'il roula des yeux face a cette question. En même temps, pour le coup, elle la cherchait la réplique cynique... 'Attends, tu me raconteras là-bas. Mais tu as intérêt à avoir un argumentaire béton. » comment ça intérêt? Il eut soudainement l'impression de se faire engueulé par sa copine qui devait venir le chercher en pleine nuit, ou par sa mère. Ce qui revenait au même. Ca lui fit franchement bizarre... « Laisses-moi un quart d'heure, j'arrive. » A nouveau il ouvrit la bouche et fit « Mer- » la fin de ses remerciement moururent dans la tonalité continue qui résonnait dans le combiné. Elle avait raccroché? Il hésita un instant a faire semblant de parler encore, pour ne pas retourner tout de suite en cellule et se foutre un peu de la gueule du flic qui faisait le pied de grue a coté de lui, ayant assurément un ras le bol de sa propre soirée, mais finalement, il se résigna a raccrocher sagement. « pas trop tot » railla le policier qui lui passa a nouveau les mains derrière le dos, ne se gênant pas pour appuyer sur sa main douloureuse, ce qui arracha une grimace au brun. A nouveau escorter par son petit gang de police, on le laissa entrer dans sa chambre provisoire et il s'installa sur sa couchette.
Quelle soirée de merde, sans rire. Et qu'est ce qu'il allait bien pouvoir dire a Déli ? Un argumentaire béton avait-elle dit? Se triturant les méninges, il restait assis, tête baissée, a vérifier toutes les 30 secondes si son oeil était douloureux, oeil qui avait déjà enfler vu sa gêne a le garder ouvert. Il vint toucher a l'aide de son index le contour probablement coloré de son oeil, grimaçant a chaque fois en ronchonnant, mais recommençant a chaque fois aussi de façon machinale. Vous savez, un peu comme lorsqu'on voit un bleu sur son corps, et qu'on se pose cette question stupide : Tiens..Il fait mal? On le touche, et on a la réponse. Il se demandait si la douleur passerait au fil des minutes.. Quinzes, avait-elle dit. Ça lui parut interminable. Peut-être parce qu'à part s'infliger soit même une douleur, il n'avait rien d'autre a faire, peut-être parce qu'il ne réfléchissait même pas a ce qu'il allait lui dire, peut-être parce qu'il avait tellement hâte de la voir que le temps s'égrainait beaucoup plus lentement que d'habitude... Il soupira. Ca ne faisait sans doute pas plus de cinq minutes qu'il était retourné dans la cellule que déjà il s'impatientait. Levant sa main devant lui, il la fit tourner sous ses yeux, en serrant et desserrant le poing comme pour vérifier que tout était fonctionnel. Finalement, n'ayant encore pas vraiment décuvé, la douleur lui sembla bien minime. C'était tout a l'heure qu'il allait morfler, oui. Il laissa son bras retomber mollement, et se cala contre le mur, penchant sa tête en arrière afin de trouver un appuie, celle ci lui donnant l'impression qu'elle allait exploser tant ça tambourinait a l'intérieur. Et comme pour faire passer a la fois le temps et la migraine, il assena le mur de léger coup de crane répétitif, repensant a tout ça. C'était quand même pas de chance...
« IAN ! Ca va ?! » Il aurait sursauter s'il n'avait pas attendu avec tant d'impatience cette voix. Ou plutôt, la fille qui avait cette voix. Il redressa juste sa tête, cessant de marteler le mur a coup d'arrière de crane, et lui adressa un sourire. « J'pète la forme ça se vois non? » fit-il en s'asseyant de façon plus correcte. Oui, bon, déjà qu'a la base, Ian avait tendance a être un tantinet ironique, alcoolisé, il pouvait être un vrai crétin. Finalement, c'était lorsqu'il était trop sérieux qu'il fallait s'inquiéter de son état... « Je reviens tout de suite... » commenta-t-elle, il lui adressa un petit geste de la main en guise de salut. Finalement, il la boule de stress avait totalement disparut, laissant sa place a une espèce de désinvolture. Elle aurait ajouter : ne bouge pas, il aurait probablement été sujet a un fou rire. Les pas de la demoiselle s'éloignèrent, et vu le temps que ça lui prit, il crut un instant qu'elle était repartie. Aucune notion du temps derrière des barreaux... Finalement, plusieurs pas se rapprochèrent, et un bip sonore retenti avant que la porte ne se déverrouille. Il se releva et avança jusqu'à la sortie. Ah, non, finalement, la boule était toujours la, autant pour moi. C'est juste qu'avant d'entrer dans ce qu'on pourrait appelé le « périmètre de sécurité anti-sentiments » elle ne s'était plus manifesté. Il la regarda dans les yeux une fois face a elle, n'arrivant pas a la remercier. Il avait l'impression que « merci » était la seule chose qu'il lui disait en ce moment. « merci pour la danse et ce moment avec toi » pour Halloween, « merci de venir aussi rapidement » au téléphone précédemment, et enfin, le « merci » muet d'être venu alors que rien ne t'y obligeais... Finalement, elle fit une remarque qui le fit rire, laissant son silence aux oubliettes. « Au catch? Non.. j'ai tenté d'agresser une grand mère, la légende de la brique dans le sac a main est fondée.. » Il lui adressa un petit sourire, baissant ensuite les yeux. C'est tout ce qu'il était en mesure de dire? Des conneries? Il releva ses prunelles sur elle une seconde, puis leva un regard froid sur le gardien de façon presque arrogante, l'air de dire : Niqué, j'reste pas là connard !
« Il a agressé un agent et plusieurs civils » commenta alors l'homme, bien sur de lui, brisant en quelques sorte ce petit moment humour entre les deux ex-amants. Ian serra des dents et le gratifia d'un sourire contrit, avant de laisser ses yeux retomber sur Deli. Il préférait sa version finalement. Elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit quand a ça même s'il se doutait qu'elle allait l'engueuler - ignorant la vérité – car le gardien reprit : « Y'a plusieurs papiers a vous faire signer avant votre sortie, direction accueil les amoureux. Vous attendrez pour les explications. Suivez moi. » Et il emboita la marche. Toujours devant elle, ou plutot, elle devant la sortie de la cellule, il la regardait et se tenta a un sourire timide pour détendre l'atmosphère. C'était peut-être mieux de l'attendrir non? Parce que, si elle restait sur cette version : je viens te retrouvé chez les flics en pleine nuit parce que tu as cogné un agent de police et des innocents.... ca ne le faisait vraiment pas. Le surnom que le gardien avait donné ne l'avait même pas perturbé avant qu'il n'y repense. Amou-quoi ? |
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Ven 11 Nov - 17:54 |
| Une fois qu'ils se trouvèrent face à face, Ian la regarda intensément dans les yeux. La jeune femme saisit le « Merci. » silencieux aussi clairement que s'il l'avait hurlé. Elle inclina légèrement la tête comme pour dire « Ne me le fais pas regretter. ». Mais elle savait au fond d'elle que même s'il la faisait regretter, s'il la décevait ou, encore pire, s'il la blessait ou la faisait souffrir, elle reviendrait toujours vers lui. Comme un aimant. Pourquoi ? Parce qu'elle l'aimait. Plus que ce qu'elle n'aurait jamais cru possible. Elle lui viendrait toujours en aide, tant pis si elle devait souffrir à chaque fois. Pourvu qu'elle passe quelques minutes avec lui. Pour répondre à sa question, il répondit par une plaisanterie tellement débile qu'elle la fit rire. Et évidemment, il conclut le tout par un sourire timide. Du Ian qui jouait la carte « humour-pour-ne-pas-parler-de-ce-que-je-ressens ». Ensuite, il lança un regard provocateur et arrogant au flic qui l'avait libéré. OK. Ca, c'était le Ian bourré. Dommage, si elle ne le connaissait pas par cœur, elle n'aurait pas interprété ce regard et elle ne se serait rendu compte de rien. Elle soupira.
C'est alors que l'agent de police apporta la réponse qu'elle attendait. QUOI ? Agression sur agent et sur des civils ? QUOI ?! Le jeune homme lui adressa un sourire contrit au policier. Les muscles de sa mâchoire c'était contractés. Il était furieux. Tout en le forçant à la regarder dans le blanc des yeux, elle le gratifia du regard le plus noir et le plus assassin qu'elle ait jamais lancé à quelqu'un. Elle ouvrit la bouche pour une ébauche de ce qui attendait ce crétin mais l'agent continua. Des papiers à signer pour la signer pour la sortie. Le beau brun était toujours placé devant elle à la regarder d'une façon qui la perturbait toujours autant. Il sourit doucement. Elle croisa les bras sur sa poitrine, le regard noir toujours en action, et lui désigna d'un doigt strict la direction que le cinquantenaire rondouillard avait prit. Sans un mot. Elle passa devant lui pour suivre sa propre indication. La colère l'avait rendue déterminée et rapide. Le bruit de ses pas résonnait mais elle entendit le petit délinquant la suivre. Elle se rendit à l'accueil, remplit et signa les papiers avant de les tendre à Ian. Alors seulement, elle se retrouva avec rien d'autre à faire qu'attendre. Alors seulement, elle repensa au mot que l'officier avait employé pour les désigner. « Les amoureux » ... Elle avait envie qu'il ait raison. Mais ce n'était pas le moment. Elle avait un canon châtain de vingt et un an à défoncer si elle n'avait pas d'explications satisfaisantes. Justement, celui-ci reposait les papiers. « Bon, je peux avoir les raisons de ma présence ici maintenant ? » Toujours furax, elle s'adressait au chien enragé, pas au coupable. Elle refusait de s'expliquer avec lui tant qu'ils n'étaient pas seuls tous les deux dans sa voiture. « Votre ami a été repéré à la sortie d'un bar en train de tabasser deux types de son âge puis les forces de l'ordre sont arrivées et il s'est mis à leur asséner des coups de pied et des coups de poing. Il se retrouve avec quatre plaintes contre lui. Et ça, vous ne pouvez rien y faire... » Il conclut avec un petit sourire en coin sadique qui lui donna envie de le cogner, elle aussi. Mais la rage et la déception surplomba tout. Elle ferma les yeux, se mordit la lèvre inférieure et se pinça l'arête du nez. « C'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai... » Après ce murmure désespéré, Delilah reprit ses esprits et ouvrit les yeux pour répondre à son informateur. « Je vois... Merci. On peut y aller ? » « Je ne vois pas d'autre prétexte pour vous garder ici. » Elle lui répondit par le faux sourire le plus ironique du monde. Elle prit Ian par les épaules et le poussa à grande vitesse vers la sortie.
Sur le parking, elle explosa. Elle lâcha un cri bref et puissant avant de se placer en face de lui et de se mettre à lui asséner des coups de poing plus ou moins violent sur le torse. En frappant, elle se mit à pleurer. C'est à peine si elle s'en rendit compte et pourtant elle pleurait toutes les larmes de son corps. C'était alors qu'elle comprit. Elle était peut-être un peu en colère mais si elle se comportait comme ça c'était parce qu'elle avait eu la peur de sa vie. Elle se l'était imaginé en prison pour des années, le parloir, tout ça... Paranoïaque ? Non, amoureuse. Et l'amour, ça vous fait perdre la tête, c'est bien connu... « Pourquoi tu m'as fait ça Ian, hein ? Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu m'as appelée ? » Elle avait arrêté de frapper mais les larmes ne voulaient pas se tarir. Pourtant, elle ne pleurait quasiment jamais. Aujourd'hui, c'était une vraie fontaine... Elle détestait ça, il la prendrait sûrement pour une mauviette. En y réfléchissant, c'était la seule personne capable de la faire pleurer. Ils étaient tellement proches que leurs chaussures se touchaient. Trop proches. Elle le savait mais elle s'en foutait royalement. Et dorénavant, elle s'en flouterait. Et elle dirait merde aux conséquences. Merde à sa copine, merde aux codes, merde aux règles, merde aux rumeurs. Merde. Elle mourrait d'envie qu'il la prenne dans ses bras comme pour lui dire : « Je ne te quitterai plus jamais. » Toujours face à lui, yeux baissés, la jolie brune venait de prendre une décision qui allait sans doute changer sa vie. Elle regardait ses larmes s'écraser sur le bitume glacé. Car il faisait sans doute froid mais elle ne sentait rien. Elle pleurait toujours mais se résolut à lui poser la question. « Tu me donnes ta version, la vraie, ou je rentre sans toi ? » |
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Ven 11 Nov - 22:06 |
| Quelle connerie. Il n'aurait jamais dut l'appeler. C'était idiot. La déranger en plein milieu de la nuit.. mais qu'est ce qui lui avait passer par la tête, franchement. Et puis avec ce que venait de dire ce connard, qu'est ce qu'elle allait pensé de lui? Qu'il était devenu un con? Oh, il l'avait toujours plus ou moins été. Une bagarre ça n'avait rien de très surprenait, il l'avait toujours été. Jamais pour des conneries, mais un coup de poing partait si facilement.. Cette poussée d'adrénaline exaltante lorsqu'on sent la rage grimper, et que le coup est délivré. Après l’adrénaline s'en suit bien souvent l'oublie. L'oubli de soit, l'oubli de ce qu'on fait, du mal qu'on inflige, jusqu'a ce qu'on s'arrête et qu'on voit la victime le visage ensanglanté. Mais ce soir? Il n'avait même pas été en tord bordel. Pour le flic, d'accord. Mais c'était dans le feu de l'action, il n'avait pas fait exprès... Il soupira... Déli avait l'air de lui en vouloir. A l'époque, elle n'était pas très friande de ces excès de colères envers ses camarades de classe, à la récré... Là, ç'était carrément pire. Son sourire amadouant s'estompa lorsqu'elle croisa les bras, d'un air contrarié. Finalement, il aurait du passer la nuit en taule, c'était bien moins douloureux que de la voir en colère contre lui... Injustement? Plus ou moins. La jeune femme tourna les talons sans attendre plus longtemps et avança dans l'allée qui rendait à l'accueil. Il la suivit quelques secondes après, avançant derrière elle comme un chien qui aurait fait une grosse bêtise et qui resterait penaud près de son maitre. Il fourra ses mains dans les poches de son jean et avança bien moins rapidement qu'elle, pourtant c'était sa "libération" a lui... Regard baissé, il la suivit donc, jusqu'a l'accueil, ou le policier imprima quelques document dont il laissa à la brunette le soin de les signer. Après tout, elle était son cautionnaire.. Rah, il la mêlait à ça en plus. Quel con... Il la regarda silencieusement faire, jusqu'à ce qu'elle lui tendent les feuilles qu'il balaya du regard. D'ici quelques minutes, il serait seul avec elle. Ça le faisait carrément flipper. Du coup, il prit son temps pour lire les documents, les clauses, bien qu'aucune information n'était en mesure de lui occupé l'esprit. Il écrivit son numéro de téléphone afin d'être joignable, puisqu'à priori un procès l'attendait. Génial... Bah, pour ce genre de chose il n'aurait qu'une amande. Il poursuivit sa lecture lorsqu'il entendit : « Bon, je peux avoir les raisons de ma présence ici maintenant ? » Il releva la tête des papiers. Elle s'adressait a qui là au juste? Il les lui avaient donné non? Au téléphone? Mhh non, il lui avait demandé de venir, juste... En même temps elle ne lui avait pas laissé lui expliqué quoi que ce soit. Le flic prit la parole plus rapidement que lui-même. « Votre ami a été repéré à la sortie d'un bar en train de tabasser deux types de son âge puis » Ian leva les yeux au ciel. Non mais sérieusement. C'était dingue l'interprétation des gens bordel de merde. Il toisa l'agent du regard. « les forces de l'ordre sont arrivées et il s'est mis à leur asséner des coups de pied et des coups de poing. Il se retrouve avec quatre plaintes contre lui. Et ça, vous ne pouvez rien y faire... » Il crut qu'il allait déchirer la feuille en la signant vu la force avec laquelle il pressait le stylo. Il n'avait qu'une envie, se tirer d'ici. L'envie de perdre du temps s'était évaporer. Non, honnêtement s'il restait là, c'était une cinquième plaintes qu'il gagnerait pour frapper ce con. Il posa brusquement le tout près de lui – poser était un bien grand mot, il les envoya presque valser – et lui adressa a nouveau un sourire très faux. « C'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai... » marmonna-t-elle. Il l'observa. Elle était furax. Pas besoin de la connaitre pour le savoir... Il fronça les sourcils de façon désolé, mais il douta qu'a l'heure actuelle, elle ne lui adresse le moindre regard. « Je vois... Merci. On peut y aller ? » demanda-t-elle visiblement excédée. La réponse qu'il donna énerva Ian « Je ne vois pas d'autre prétexte pour vous garder ici. » Non, son sourire plus exactement. Il serra les poings et jugea bon de les cacher contre son torse en croisant les bras plutôt que de les laisser vagabonder au risque qu'ils ne se perdent dans la face de cet abrutit. Ca n'était qu'une question de minutes finalement. Ou de secondes. 4...3...2... Comme si elle avait comprit, elle le fit sortir en le poussant par le dos, exerçant une pression sur ses épaules a laquelle il ne montra aucune réticence.
Quel conna – un cri fit sursauter notre italien, qui regarda étonné l'hystérique. Hein? Quoi? Euh. Il l'observa de façon intrigué, qui disparut quand elle se mit a frapper son torse comme on pourrait tambouriner contre une porte. Incapable de réagir, il la laissa faire. Il lui devait bien ça après tout, cette colère, il en était la cause. Et puis, c'est pas comme si ça lui faisait mal non plus... Soudain, Déli se mit a pleurer tout en le frappant encore, comme si elle l'accusait de quelque chose. Mais de quoi. Qu'avait-il fait pour la mettre dans un tel état? « Pourquoi tu m'as fait ça Ian, hein ? Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu m'as appelée ? » Il resta muet, a la regarder, a tressaillir intérieurement a chaque fois qu'une nouvelle larme sortait de ses yeux chocolats. Il n'avait pas le droit de la faire pleurer ainsi... Il ouvrit la bouche pour riposter mais la referma derechef. Lui rétorquer : Tu veux poser plainte toi aussi contre ça? " n'aurait pas été la meilleure chose a dire, alors autant se taire. De toute façon, ses mâchoires dorénavant serrées l’empêchait de dire quoi que ce soit. C'était probablement mieux ainsi. Il leva les yeux, alors qu'elle avait cesser ses coup de poings. La regarder était difficile. La voir pleurer bien plus. C'était lâche, carrément. Mais il ne comprenait pas son état, et ne s'en sentait donc pas entièrement coupable. Conneries. Bien sur qu'il s'en voulait, ce fut pour cette raison qu'il préféra regarder ailleurs.Trou du cul, pensa-t-il. Il reposa alors son regard sur elle et constata que c'était elle qui l'avait baissé, laissant des larme couler encore. La laisser pleurer n'était pas envisageable... « Tu me donnes ta version, la vraie, ou je rentre sans toi ? » fit-elle ensuite. Il prit une inspiration. Allez mec, secoue toi, ça va pas te tuer.
« De toute évidence, c'est pas la même que celle de l'abrutit en uniforme » grommela-t-il froidement. Non mais, cette voix, c'était quoi? Ce ton? Il se reprit, conscient qu'elle ne méritait clairement pas ce genre d’intonations. « Excuse moi.. vient la... » En prononçant ces mots, il l'avait déja prise dans ses bras, lui caressant tendrement la nuque par dessus ses cheveux, déposant alors un baiser lon sur son front. Il resta un moment ainsi, histoire de quelques secondes éternellement longue, et s'en détacha lorsqu'il sentit son coeur s'emballer. Enfin, il ne la lâcha pas vraiment, venant loger sa deuxieme main contre son cou, caressant les traits de son visage a l'aide de ses deux pouces, se penchant légèrement en avant pour etre presque au même niveau qu'elle, la cherchant du regard. « Déli ne te met pas dans des états comme ça par pitié. Ca n'en vaut franchement pas la peine, d'accord? » Il la réconforta d'un sourire léger et vint a nouveau déposer une bise plus formelle sur sa joue avant de la lâcher totalement, préférant limité les contacts. Petites doses... certes.. mais visiblement pas sobre de sa dernière addiction. Il soupira et reprit : « Tu veux quoi comme explications? J'me suis fait niqué, c'est tout. J'ai vu un gars se prendre la misère par une bande de con, j'men suis mêlé, là est mon tord. Les flics sont arrivés et on interprétés ce qu'ils ont vu, moi cognant un mec, un autre par terre a mes pieds la gueule en sang... » En reparler ravivait sa colère et il sentit son visage se crisper, il joignit alors ses mains derrière sa tête et recula de quelques pas en levant la tête, sujet a un leger ricanement jaune, le regard fixé sur le ciel. Il avança de quelques pas en direction du parking et lâcha prise, se mettant alors a hurler : " putain mais merde ! " il ponctua alors sa phrase en envoyant son poing valser dans la vitre d'une voiture. Aie? Non, même pas. Avec la colère et les restes d'alcool, il n'avait absolument rien senti si ce ne fut un picotement, probablement lié au faite qu'il avait eut cet acte débile avec sa main égratignée. Il croisa les bras contre son torse, ne prenant pas la peine de vérifier son état, ou de laisser l'occasion a Déli d'entrevoir la moindre blessure. Il riva son regard sur elle ou plus précisément, il la fusillait du regard. Pourquoi s'énervait-il ainsi? Elle n'avait rien fait, mis a part douté peut-être? Il ignorait la raison de sa colère, vraiment. L'histoire de cette nuit? Qu'il ait fait pleurer la jeune femme? Ou tout simplement qu'elle pouvait avoir une sale image de lui? Doucement, il eut l'impression que tout ça s'apaisa.. et si ça n'était qu'une impression? " pardon" murmura-t-il, un peu perdu. |
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Dim 27 Nov - 17:04 |
| Ian grommela quelque chose qu'elle ne préféra pas relever, étant trop évidente et d'un ton trop froid. Delilah aurait tout donner pour un retour dans le temps. Presque six ans. C'est alors qu'il fit un geste auquel elle ne s'attendait absolument pas : il s'excusa aussitôt et la prit dans ses bras. Décidément, il la connaissait trop bien. Il avait tout de sut que son ton l'avait blessée. Il caressa sa nuque et lui déposa un baiser sur le front. Dès qu'il l'avait touchée, elle avait fermé les yeux. Elle retrouvait ses gestes, elle le retrouvait, lui. Une de ses mains vint se loger au creux de ses reins. Il se baissa à peine, lui caressa le visage et la pria d'arrêter de pleurer. Aussitôt, elle se détendit et sécha ses larmes. Une bise formelle et un bras retombé plus tard, il se lançait dans des explications. Il avait voulu sauver un jeune homme qui se faisait tabasser. Jouer les chevaliers servants ne lui ressemblait pas vraiment mais elle était bien placée pour savoir que cela arrivait parfois. Il se recula dans une posture qu'elle connaissait bien et jura violemment. Elle regarda sa mâchoire et son poing se contracter, sachant pertinemment ce qui allait suivre et ce qui se tramait en lui : il revivait la scène, il était furieux à son tour. Elle attendit que le coup de poing parte. Aïe, elle ne s'attendait pas à ce qu'il aille dans une vitre. Il s'excusa soudainement. Elle savait ce qu'elle avait à faire.
Elle se mit de nouveau face à lui. Une fois qu'elle eût planté son regard dans le sien, elle passa ses bras autour de sa nuque et passa ses pouces sur son nez, sa mâchoire, ses joues... Ensuite, elle le prit dans ses bras et logea son visage dans le cou du jeune homme, passant ses doigts dans ses cheveux. « Ca va aller Ian... Rassure-toi. Oui, ces mecs sont des ordures, oui tu vas sans doute passer en jugement, oui, tu seras sûrement condamné. Mais rappelle-toi une chose : je serai toujours là, quoi qu'il arrive. Je ne les laisserai pas t'emmener en prison, je ne laisserai rien t'arriver, c'est clair ? Tu ne te débarrasseras plus jamais de moi. Compris ? » Deli sonda ses prunelles. Il avait l'air en état de choc, mais il avait compris. Elle le lâcha mais ne recula pas d'un pas. Elle était très sérieuse. Elle avait peur et elle avait envie de hurler et de demander à l'aube naissante pourquoi la Force Supérieure tout là-haut jouait avec son cœur depuis tant d'années. Ian, départ de Ian, Trey, Adam, re-Trey, Jon' et maintenant re-Ian ? Même si elle savait aujourd'hui qu'elle n'avait réellement aimé que celui qui était devant elle, à quoi cela servait-il puisqu'il était désormais inaccessible ? Que ferait-elle si elle ne pouvait plus jamais l'aimer ouvertement, comme avant ? Si elle ne pouvait pas passer sa vie avec lui ? OK... Del', doucement... Calme-toi. On est pas encore là et on y sera probablement jamais. Et puis, il y avait Megan bien sûr. Ils s'aimaient. Et elle n'avait absolument pas besoin d'une ennemie de plus pour lui pourrir la vie, ni de reproduire ce qu'il s'était passé avec Adam et Judith, il y a presque deux ans auparavant. La brunette de sa jeunesse, il la considérait sûrement comme une connaissance pratique et qui accourait au moindre coup de fil, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. La bonne copine pratique quoi, sans rien d'autre, sans aucune ambigüité, sans aucun sentiment.
Elle voulait lui dire qu'elle l'aimait, qu'elle n'avait jamais aimé quelqu'un d'autre. Mais elle n'en avait pas le droit. Elle se contenta donc de l'embrasser sur sur la joue. « Tout va bien se passer Ian, je te le promets. » lui murmura-t-elle à l'oreille. Elle recula de nouveau, se passa les mains sur le visage. L'amour est une drogue ou un alcool. Un jour, on croit être guérit, on attend, et puis soudain, sans s'y attendre, sans y faire attention, on y goûte à nouveau. Et on y replonge aussi sec. On ne peut plus jamais sortir et on s'y enfonce petit à petit avec délice. Elle savait qu'elle allait souffrir de toute façon, alors autant y aller à fond, quitte à brûler en Enfer, autant se damner avec application. Mais elle avait besoin d'une réponse. « Ian... Tu es heureux avec Megan ? Pourquoi tu m'as appelée ? Tu savais que je viendrai, tu voulais me voir. Pourquoi ? » Elle ne voulait pas savoir la réponse mais cette question la hantait depuis trop longtemps. En parlant, elle l'avait pris par la main, comme une enfant, comme si ce geste n'avait aucune signification particulière et l'entraînait vers sa voiture. Elle le lâcha, déverrouilla les portières et les ouvrit en grand. « Tu viens ? Je te ramène direct à la résidence ou tu veux passer quelque part d'abord ? » Delilah n'avait pas envie que cette nuit se termine. Oh non. C'était même la dernière chose dont elle avait envie. Parce qu'une fois que le soleil se lèverait, ce serait le retour à la réalité. Et elle avait l'impression que ça allait aussi dur et aussi douloureux que lorsqu'un coyote de dessin animé tombe d'une falaise et s'écrase au sol sauf que ça serait la jeune femme qui s'écraserait et que ça se déroulerait dans la vraie vie. Elle ne voulait pas quitter cette atmosphère irréelle où tout devenait onirique, où tous vos rêves pouvaient se réaliser... Elle s'installa côté conducteur. Autant profiter des dernières minutes qui lui restaient seule avec lui... Cela ne se reproduirait sûrement pas avant très longtemps, malheureusement... |
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Mer 30 Nov - 21:26 |
| C'était comme si toutes les émotions de Ian voulaient sortirent en même temps, comme si elles désiraient toutes s'exprimer a la fois... du coup, à l'interieur de lui, c'était un gros bordel. Colère, panique, tristesse, affection, doute... Un sacré foutoir émotionnel. Un foutoir qui sembla s'organiser en un claquement de doigts. S'il ne le vivait pas, il aurait rit au nez des personnes qui en parleraient. Des hommes régient par l'amour? Quel blague. Des hommes incapble de controler leur sentiments? Un gag. Des hommes éternelement amoureux d'une même fille? Une utopie grotesque. Alors qu'il essayait de mettre en ordre son lui interieur, Déli montra le bout de son nez et l'hypnotysa du regard en un simple instant. Ce fut comme si une tornade venait de tout balayer au fond de lui, le calme le plus plat après la tempête. Il était incapable de se mouvoir lorsqu'elle posait ainsi ses mains sur lui. Et le pire? Il s'en voualit d'être ainsi. Il s'en voulait a lui même de ne pouvoir lutter contre ca plus qu'il ne s'en voulait d'etre conscient de ne pas aimer Megan, mais elle. Il senti ses doigts contre sa joues, et ferma lentement les yeux a ce contact apaisant, en prenant une longue insparation avant de les ouvrir, se préparant mentalement a devoir affronter a nouveau ce regard chocolat qu'il dévorerait d'un appétit inssassiable tout comme la jeune femme a qui ils appartenaient.
Elle l'attira contre lui, ou il sauta dans ses bras, un point de vue indeterminable, mais quoi qu'il en soit, il s'y senti chez lui. Il ferma les yeux alors qu'elle tentait de le réconforter, son visage loger contre son cou. Etait-ce normal de se montrer aussi obstiné que ça? De ne pas abandonner l'idée de la kidnapper pour partir loin avec elle, pour n'etre qu'avec elle, pour s'isoler de tous et retomber dans ce monde inébranlable qu'ils s'étaient construit, adolescent? Peut-être refusait-il simplement de grandir et de tourner la page... Peut-être avait-il peur que cette page soit la plus importante de sa vie, et qu'en l'arrachant, il perdrait plus que quelques années? « Ca va aller Ian... Rassure-toi. Oui, ces mecs sont des ordures, oui tu vas sans doute passer en jugement" il réouvrit les yeux. Tu parles d'un réconfort... " oui, tu seras sûrement condamné." De mieux en mieux. Il avait les yeux grand ouvert, prenant conscience des choses. Dur a avaler quand des mots aux sens si cruel sortait de Déli, mais .. elle avait raison. Il n'avait pas vraiment pensé aux conséquences. Pour ne pas changer. Et si il était condamner? Et si il finissait en prison pour toujours? L'idée de perdre tout ce qu'il avait, y comprit son rapprochement avec son ex le fit frémir, et instinctivement, il ressera ses bras autour d'elle, comme s'il voulait la souder a lui, par simple mesure de sécurité. " Mais rappelle-toi une chose : je serai toujours là, quoi qu'il arrive. Je ne les laisserai pas t'emmener en prison, je ne laisserai rien t'arriver, c'est clair ? Tu ne te débarrasseras plus jamais de moi. Compris ? » Il ne donna pas de réponse. Elle vint alors la chercher dans ses yeux. Est-ce qu'il comprenait? Les mots, leur sens oui, évidemment, il n'était pas idiot. Mais il ne comprenait pas pourquoi elle lui disait ça. Pourquoi elle "serait toujours la pour lui" elle n'était pas tenue de l'etre, rien ne l'y obligeait. De la pitié peut-être? Pitié de voir de quelle façon le gentil Ian Blackwood d'il y a quelques années avait changé? Un mec qui se retrouvait en taule et qui n'avait d'autre solution que d'appeler son ex parce qu'elle était la seule personne qu'il voulait voir ? Quelle mauviette...
" tout va bien se passer Ian, je te le promet." murmura-t-elle avant de déposer une bise sur sa joue. Des mots qu'il avait souvent entendu, ou lui même prononcer. " Tout va bien se passer Ian" lui avait dit ses parents a New-York, ou en quittant meme cette ville pour Los Angeles. Depuis rien ne s'était bien passé. Il avait perdu Déli, il avait quitter ses parents un peu plus tard pour revenir ici, il avait perdu ce qu'il avait été plus jeune, perdu foi en l'amour. Il en avait brisé des coeurs comme ça, et celui de Déli le premier... * Ian écrivait une lettre a son premier amour pour lui raconter comment c'était ici, a quel point elle lui manquait, comme il detestait déjà la ville, mais qu'il reviendrait vite, qu'il ne resterait pas a Los angeles longtemps, qu'il allait tout faire pour que ses parents revienne a la Big Apple, et que tout se passerait bien, il lui en faisait la promesse. Des lettres qu'ils avaient cru arriver a destination sans savoir que ses parents ne les postaient pas, pensant bien faire en laissant le temps couler entre les deux petits amoureux. * Il hocha la tête. Oui, tout se passerait bien cette fois-ci. Du moins il essayait de s'en convaincre... Elle recula et son contact lui manqua déjà. Quoi ? Déjà ? Comme il la détestait de le rendre aussi vulnérable, aussi addictif de sa personne ! Allez Ian, stop. Tu nous fais quoi là, c'est tellement peu toi.. Ressaisis-toi mon garçon. Arrête de penser a Délilah, pense a .. a .. a Megan tiens ! Il grimaça d'énervement. Ca serait tellement irrespectueux de penser a Megan alors qu'il n'avait qu'une envie, c'était de rendre la bise de la brune de façon plus amoureuse. En même temps, c'était presque du foutage de gueule de ne pas vouloir penser a elle a cet instant, puisque depuis le début c'est ce qu'il faisait. Être avec elle pour penser a autre chose lorsque son esprit se perdait dans le passé... « Ian... Tu es heureux avec Megan ? » Il la regarda comme s'il venait de se prendre un électrochoc. "Qu..quoi?" bafouilla-t-il étonné de cette question, surtout au vue de ce a quoi il pensait. «Pourquoi tu m'as appelée ? Tu savais que je viendrais, tu voulais me voir. Pourquoi ? » Son coeur se mit a battre si vite que l'alcool qu'il avait encore dans son corps lui donna l'impression d'être filtré en deux ou trois mouvement, lui donnant presque le tournis face a cette pression qu'il n'avait pas vu venir. Coup de chaud accentué lorsqu'elle avait glisser ses doigts contre les siens, lui tenant la main. Mec, tu crainds vraiment... pensa-t-il. Non.. non il ne savait pas qu'elle viendrait.. il l'avait juste espéré. Si il avait su qu'elle viendrait a chaque fois qu'il l'appelait, il l'aurait fait bien plus souvent, a chaque fois qu'il avait eut envie de la voir durant ses années d'absence...
Déli avait emboité le pas, et il la suivait. Elle n'avait pas l'air d'attendre une réponse de sa part. Peut-être parce qu'elle avait donnée elle meme la réponse? Pourquoi l'avoir appelé? Parce qu'il voulait la voir. Avec un peu de jugeotte, elle comprendrait pourquoi il voulait la voir. Pourquoi elle était la seule personne dont il voulait avoir a faire ce soir la, pourquoi il n'avait pas eu peur de se montrer a elle... la vrai question était : pourquoi l'aimait-il encore après tout ce temps? Une citation dit que lorsque deux coeurs s'aiment, ils se rentrouvent toujours. Devait-il y voir la un cas personnel? « Tu viens ? Je te ramène direct à la résidence ou tu veux passer quelque part d'abord ? » Il remarqua qu'elle était déjà pres de la voiture, et que sa main ne tenait plus que l'air frais du soir, glissant entre ses doigts.. Il s'approcha du véhicule et elle monta dedans, pensant sans doute qu'il allait grimper dedans. S'il restait plus longtemps avec elle, il allait craqué, c'était certain. Déjà qu'en temps normal il avait du mal, affaiblit par sa soirée et ce qu'il restait d'alcool en lui... Pourtant, il essayait de se montrer lucide, c'est pourquoi il se pencha juste vers la portiere passager et répondit : " t'en a assez fais pour moi ce soir Déli.. je suis désolé de t'avoir déranger.. je.. je préfère marcher... Seul " précisa-t-il avant qu'elle n'émette la moindre proposition qui sous entendrait qu'elle venait avec lui. Il lui adressa un sourire peu convainquant, et claqua la porte du véhicule. Il fit quelques pas avant de tourner legerement la tête vers elle, prit dans un dileme. Faire demi tour, rentrer avec elle, ou faire demi tour, et rester la nuit avec elle... |
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Dim 18 Déc - 16:05 |
|  Pour la première fois depuis ce qui lui paraissait des siècles, Delilah était heureuse. Bonheur brutalement brisé lorsque Ian ne monta pas dans la voiture en lui servant une excuse complètement bateau avant de lui servir un sourire tout aussi bidon et de s'éloigner dans la nuit. La jolie brune claqua rageusement les deux portières. La colère montait petit à petit en elle jusqu'à atteindre des sommets qu'elle ne soupçonnait pas encore jusqu'à ce soir. Dans sa voiture, des milliers de questions tournaient en boucle dans son cerveau en ébullition. Que ressentait-il ? Que ressentait-elle ? Pourquoi la torturait-il ainsi ? Pourquoi l'avait-il appelée ? Que s'était-il passé ? Pourquoi partait-il ? Pourquoi sortait-il avec une fille qui lui ressemblait et qui avait les mêmes manies qu'elle ? Etait-ce une coïncidence ? Avait-il pu l'oublier, contrairement à elle ? Autant de questions sans réponses. Ca la rendait folle. Elle ferma les yeux et respira profondément plusieurs fois pour se calmer. Une fois cela fait, elle regarda à travers le pare-brise. Il était debout, à quelques mètres de l'Audi, à demi tourné vers la jeune femme. Il hésitait. Dilemme, dilemme... Non, il ne pouvait pas partir comme ça. Cette nuit extraordinaire ne pouvait pas se terminer par son départ, elle le lui interdisait. C'est alors que la colère, une pointe de folie et la prépondérance de l'amour fou fit faire à Deli quelque chose de stupide et d'irréfléchi. Elle sortit de sa voiture. Comme d'habitude, elle avait laissé son impulsivité la guider. Mais là, s'en était trop. Elle avait retenu ses mots, ses gestes, ses pulsions, ses envies et ses sentiments depuis qu'elle savait qu'il était revenu et encore plus ce soir. Maintenant, sa décision était prise bien qu'inconsciente, elle n'allait plus se taire ni se retenir. Elle sortit donc dans l'air frais de la nuit, à la fois inquiète et revigorée de ce qu'elle allait faire. Elle s'en sentait capable. Elle savait que cela allait être une libération. De toute façon, elle n'avait pas le choix. Soit elle le faisait, soit elle le perdait une deuxième fois, et peut-être pour toujours. Plutôt mourir dans d'atroces souffrances un milliard de fois, que de ressentir à nouveau cet horrible sentiment d'abandon, de mort et de désespoir. « Ian ! » Elle avait crié, pour attirer son attention, histoire qu'il se retourne complètement et la regarde. Ca fonctionnait. « Alors quoi ?! Tu vas partir et me laisser me torturer comme tu l'as fait après Halloween ? Ca te plaît d'être dans ma tête chaque seconde de chaque jour ? Que je ne dorme plus ? Que je me saoules tous les soirs jusqu'à en vomir pour essayer de t'oublier, en vain ? Que dès que je couche avec n'importe qui pour essayer de passer à autre chose mais que mon esprit transforme n'importe quel corps en une réplique exacte du tien ? Que moi, élève bosseuse adorée des profs, je suis incapable de me concentrer plus de deux minutes de suite ? Qu'à chaque fois que je te vois avec ta putain de petite amie, ça me fait tellement mal que j'ai envie de la tuer et de défoncer tout ce qu'il y a autour de moi mais qu'au lieu de ça je serre les dents et que je fonce pleurer dans ma voiture pendant une heure ? Tu sais que tu es dans me rêves à chaque fois que j'arrive à dormir ? Que je ne voudrais qu'ils ne s'arrêtent jamais, juste parce que tu es avec moi ? Hein ? Tu le sais tout ça ? Ca te plaît de voir quelle épave tu as fait de moi ? A quel point tu m'as changé ? A quel point tu es capable de me faire souffrir, de me détruire ? Tu réalises quelle emprise tu as sur moi ? » La colère était évacuée. Elle savait qu'il n'était pas responsable de tout ce dont elle lui parlait mais elle voulait qu'il sache l'effet qu'il produisait sur elle, le bordel qu'il avait mis dans sa tête en si peu de temps. Elle avait à peine commencer à tout lui dire et elle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin, oh que non. Elle allait aborder la partie la plus importante, le nœud de tout. Elle avança de deux pas, mais resta loin de lui car plus elle se rapprocherait de lui, plus elle allait être perturbée et c'est la dernière chose dont elle avait besoin. « Ian... » Elle sentait les larmes monter, sa gorge se serrer. Elle cherchait les mots, les bons. Elle savait qu'elle allait passer pour une conne ultra niaise et romantique, qu'il allait probablement lui éclater de rire au nez, mais elle s'en foutait pour l'instant. Elle ravala donc ses larmes, prit une longue inspiration afin de réussir à contrôler sa voix. « Si tu crois que mes sentiments ont changé depuis cinq ans... Tu te trompes et tu es un idiot. Mon cœur bat la chamade à chaque fois que je suis à moins de dix mètres de toi. Je ne sais plus quoi dire, je me comporte bizarrement, je ne suis plus moi-même. Je ne supporte pas d'être loin de toi, je suis malade si je ne te vois pas dans la journée. Ta voix est la seule chose qui me calme quand je suis triste ou en colère. Je m'imagine avec toi dans mon lit lorsque j'ai envie de dormir. Je suis obsédée par ton odeur, ta présence, l'envie d'être dans tes bras tout le temps. Je te jure, on dirait une droguée ! C'en est pathétique. Je sens encore le goût et la sensation de tes lèvres sur les miennes et je crève d'envie de revivre ça. Je veux retourner dans le monde que l'on s'était créé, ce monde merveilleux où il n'existait que nous, où rien ne pouvait nous arriver. Je t'aime Ian, je t'ai toujours aimé et je t'aimerai toujours. J'ai cru aimer d'autres hommes. Plusieurs fois. Mais ce n'était absolument rien par rapport à ce que je ressens lorsque je suis avec toi. Ton abandon... C'est la pire chose qui ne me sois jamais arrivé. Pire que le départ de mon frère ou de couper les ponts avec mes parents. Cette souffrance, ce vide... Je ne veux plus jamais ressentir ça. Je ne veux plus jamais que tu me quittes. Et si cet amour inconditionnel doit me détruire, alors soit. Je serai toujours là pour toi, quoi qu'il arrive. Tu appelles et j'arrive. Avec ou sans petite amie, je m'en fous. J'ai besoin de toi. Tu m'es vital. Je t'aime plus que tout, même si c'est un amour à sens unique. On aime vraiment qu'une fois, tu sais. Tu es mon monde. Si je ne vis pas près de toi, ça va me tuer. » Sa voix se brisa sur le dernier mot. Le stress et l'inquiétude la rongeait tandis qu'elle attendait une réponse. Comment allait-il réagir après un tel monologue ? |
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Mar 20 Déc - 0:27 |
| Les quelques pas qu'il avait fait lui donnait déjà des remords. Non, non il ne pouvait pas rentrer, comme ça, en pleine nuit, et laisser Délilah toute seule. Non, non il n'avait pas envie de la laisser seule. Il avait enfin l'opportunité de passer un moment rien qu'avec elle, sans personne autour d'eux, sans personne pour voir ce qu'il se passait, sans personne qui serait au courant de leur rencontre nocturne. La nuit leur appartenait, purement et simplement. C'était leur nuit... Mais avec sa réaction stupide, sa devenait leur nuit chacun de leur coté. Non... il ne pouvait pas rentrer comme ça... D'une part, il le regretterait, c'était certain, et ce très rapidement. La preuve, ça faisait a peine une minute qu'il avait fuit la voiture que déjà il s'en mordait les doigts. Et d'autre part, c'était tellement irrespectueux... Il l'avait dérangé en pleine nuit, il l'avait fait venir ici, tout ça pour quoi ? Le faire sortir du poste? NON! Non ça aurait été du foutage de gueule, elle ne méritait pas d'être une bonne poire. Jamais il ne l'avait considéré ainsi, et Ô grand jamais il ne le ferait... Il s'était arrêté en pleine marche, restant droit comme un i dehors, pensif. Il fallait impérativement qu'il y retourne. Pourquoi trainer, alors qu'il en rêvait? Ça n'était pas comme si retourner auprès d'elle serait un calvaire, une corvée. Il n'attendait que ça. Pourquoi n'y allait-il pas alors? Par fierté? Peut-être... Mais quelle fierté a avoir la dedans, alors qu'il avait été lâche en refusant de passer plus de temps en sa compagnie? Elle le rendait fou. Totalement. Alors pourquoi ne pas faire demi tour, tout simplement? Par crainte, sans doute. La nuit leur appartenait, ce qu'il ferait ne se saurait jamais. Et si..si il craquait? Si là, dans cette voiture, il se jetait passionnément sur elle, s'il tirait la manivelle du siège pour l'allonger, s'il partait en couille totalement? C'était pour ça que Ian avait toujours réussi a être fidèle, parce qu'il fuyait les zones dangereuse... Attendez?
Il ferma les yeux fortement, comme s'il s'insultait mentalement des pires mots du monde. Il venait, a l'instant, d'imaginer que les choses pourrait mal tourné s'il restait dans la voiture? Enfin, mal tourné.. pas exactement puisqu'il avait songer l'espace d'une seconde a coucher avec son ex... Merde. C'était plus grave que ce qu'il ne croyait, il fallait qu'il se casse. Ouais, il fallait qu'il se mette un coup de pied dans le derrière, et qu'il rentre au plus vite. Mais quelle gonzesse... « Ian! » . Cette voix... cette voix si.. cette voix brisa le silence de la nuit, et quand bien même aurait-il voulu l'ignorer, il ne put faire autrement que de se retourner. Comme un chien qui obéirait et serait fidèle a son maitre, même si celui ci lui mettait la raclé tout au long de la journée. Il se retourna et la vit dehors, a coté de sa voiture, avançant ensuite vers lui tout en parlant.. « Alors quoi ?! » Non.. non, qu'elle reste loin de lui... « Tu vas partir et me laisser me torturer comme tu l'as fait après Halloween ? » Il fronça les sourcils, réfléchissant. Comment ça, après Halloween? Comment ca, torturé? Il repensa a la soirée, a leur danse, et a sa fin. Il était parti en déposant un baiser pres de ses lèvres, enfin, lui sembla-t-il ou l'avait-il seulement penser? Décidément c'était maladif cette habitude a partir a la moindre occasion.. « Ca te plaît d'être dans ma tête chaque seconde de chaque jour ? » [u] Ses traits se firent plus doux. Ouais? Avait-il le droit de répondre par l'affirmative? Elle pensait vraiment a lui, chaque jour? Il crut qu'il allait sourire si elle n'avait pas continuer... [u]« Que je ne dorme plus ? » Son regard satisfait se fit alors désolé, avant de se froncer méchamment a la suite de ses propos « Que je me saoules tous les soirs jusqu'à en vomir pour essayer de t'oublier, en vain ? Que dès que je couche avec n'importe qui - » Il n'écoutait déjà plus, rageant intérieurement. Mais quel idiot. Pourquoi se sentir en colère? Bien sur que Déli n'allait pas mettre une ceinture de chasteté juste pour ses beaux yeux. Bien sur qu'elle profitait de la vie.. Mais bien sur que ça le rendrait hors de lui. Pourtant.. que pouvait-il y faire? Il s'était taper pas mal de filles depuis Elle, et il ne s'en sentait pas coupable. Fais ce que je dis mais pas ce que je fais quoi... L'idée qu'elle soit saoule par sa faute et qu'elle couche avec le premier venu l'enervait au plus haut point. Personne, non.. personne n'avait le droit de la toucher mis a part lui. Il aurait pu tuer pour ça. Ouais. Si le froid qui les entourait n'avait pas rendu raides ses muscles, ils aurait sans aucun doute péter un plombs, comme si sa copine lui aurait annoncé de but en blanc qu'elle le trompait. Ca lui fit le même effet. Pourtant il n'y avait pas lieu de se sentir trahis, il n'y avait rien qui les unissait, si ce ne fut des souvenirs... Quand il fut en mesure d'écouter ses paroles, Ian constata qu'elle avait dut dire des choses auxquelles il n'avait pas prêté attention « - mal que j'ai envie de la tuer » Il comprit qu'elle parlait de Megan. Puérilement, il pensa : bien fait ! Parce qu'il ne digérait pas encore ses images mentales ou il la voyait dans les bras de n'importe qui.. de Trey? Rah ! Non ! NON NON et non, il avait fait l'impasse la dessus, il ne voulait plus repenser a ça ! « et de défoncer tout ce qu'il y a autour de moi mais qu'au lieu de ça je serre les dents et que je fonce pleurer dans ma voiture pendant une heure ! » Il aurait aimé glisser un désolé, mais elle n'aurait pas été assez prête pour l'entendre tant ce mot n'aurait été qu'un murmure. La faire pleurer, c'était bien la dernière chose qu'il aurait voulu faire.. « Tu sais que tu es dans me rêves à chaque fois que j'arrive à dormir ? Que je ne voudrais qu'ils ne s'arrêtent jamais, juste parce que tu es avec moi ? Hein ? Tu le sais tout ça ? Ca te plaît de voir quelle épave tu as fait de moi ? A quel point tu m'as changé ? A quel point tu es capable de me faire souffrir, de me détruire ? Tu réalises quelle emprise tu as sur moi ? » Il crut avaler une boule de feu. Il s'en voulait tellement de la faire souffrir ainsi.. mais en même temps, était-ce vraiment de sa faute? Il souffrait tout autant qu'elle. Comme tout ça était pathétique. Jusqu'à présent, il avait toujours eu un doute quand a eux deux. Pas sur son amour permanent, mais sur le sien. Était-ce vraiment possible qu'après tout ce temps, ni sa flamme ni la sienne n'est perdu de sa chaleur? Etait-ce possible que ça lui fasse si mal? De la détruire? Il serra les mâchoires, emprunt a la culpabilité et la colère un peu.. comment osait-elle demander si ça lui « plaisait » tout ça. Bien sur que non... Qu'elle se taise.. et qu'elle s'arrête, pensa-t-il en la voyant avancer de quelques pas en sa direction. Il voyait le danger arriver droit sur lui. Un danger fabuleux cependant...
Dit quelque chose, ou barre toi, renvoie la chier, ment, fait quelques chose, lui gueulait sa bonne morale. Il la chassa d'ailleurs rien qu'en regardant le brune a quelques pas de lui. Elle l'envoutait. Il n'était plus lui en sa présence. Pas qu'elle le changeait en générale, mais cette distance et ce temps de séparation avait eut comme pour effet d'accrocher son corps et son esprit a des ficelles qu'elles pouvaient manier a son gré. Il ne répondait plus de lui en sa présence, il le savait, et c'était ça qu'il fuyait. Il avait beau ne pas aimé Megan d'un amour identique a Delilah, il n'avait pas envie de lui faire du mal, et encore moins dans son dos... « Ian... » fit-elle a nouveau. Comme il aimait que son prénom soit prononcé avec cette voix là... Ce qui lui plus moins fut l'intonation de sa voix. Presque tremblante. Si elle se mettait a pleurer, c'était foutu, il allait se ruer sur elle... « Si tu crois que mes sentiments ont changé depuis cinq ans... Tu te trompes et tu es un idiot. Mon cœur bat la chamade à chaque fois que je suis à moins de dix mètres de toi. Je ne sais plus quoi dire, je me comporte bizarrement, je ne suis plus moi-même. Je ne supporte pas d'être loin de toi, je suis malade si je ne te vois pas dans la journée. Ta voix est la seule chose qui me calme quand je suis triste ou en colère. Je m'imagine avec toi dans mon lit lorsque j'ai envie de dormir. Je suis obsédée par ton odeur, ta présence, l'envie d'être dans tes bras tout le temps. Je te jure, on dirait une droguée ! C'en est pathétique. Je sens encore le goût et la sensation de tes lèvres sur les miennes et je crève d'envie de revivre ça. » Ses pensées s'étaient tuent. Il l'écoutait, imprégnant chacun de ses mots tant ils étaient salvateurs. « Je veux retourner dans le monde que l'on s'était créé, ce monde merveilleux où il n'existait que nous, où rien ne pouvait nous arriver. Je t'aime Ian, je t'ai toujours aimé et je t'aimerai toujours. » Il ferma un instant les yeux, se répétant ces quelques mots. Un sourire douloureux sur les lèvres. S'il avait sut que pour entendre ça il lui aurait suffit de se mettre dans des situations indélicates, il aurait été prêt a se faire incarcérer le jour ou il l'avait croisé sur le campus avec son mec du moment... Ces mots était tout aussi douloureux que la vision qu'il avait eut a ce moment la... Pourquoi ? Parce que si elle l'avait toujours aimé, et qu'elle avait aimé d'autre que lui, c'était qu'elle l'avait oublié l'espace d'un instant. La encore, il n'avait pas a ressentir de sentiments violents face a ça, car elle ne lui devait rien depuis le jour ou il était parti a L.A.. « - Cette souffrance, ce vide... » Il n'avait même pas réalisé son absence mentale alors qu'elle était probablement en train de dire quelque chose qui les changerait tous deux. Il s'en voulu alors a nouveau d'être distrait par ses réflexions... « Je ne veux plus jamais ressentir ça. Je ne veux plus jamais que tu me quittes. Et si cet amour inconditionnel doit me détruire, alors soit. Je serai toujours là pour toi, quoi qu'il arrive. Tu appelles et j'arrive. Avec ou sans petite amie, je m'en fous. J'ai besoin de toi. Tu m'es vital. Je t'aime plus que tout, même si c'est un amour à sens unique. On aime vraiment qu'une fois, tu sais. Tu es mon monde. Si je ne vis pas près de toi, ça va me tuer. » Il cru tomber d'un nuage sur lequel il planait. Une chute libre a pleine vitesse et haute altitude. Comment à : a sens unique? Quoi ? Elle pensait qu'il ne l'aimait pas? Il se senti... mon dieu, je n'arrive même pas a mettre un mot sur ça. C'était inconcevable, inacceptable. Mais c'était peut-être mieux qu'elle pense ceci? Quedal. Qu'elle souffre pour ça? Non. NON. Et encore non.
Ce qui était drole, c'était sans doute le fait que si n'importe qui lui aurait dit ça, il aurait rit, ou répondu un « bah crève alors, t'es vraiment qu'une conne. » sauf que la, non. Au lieu de partir comme il l'avait faussement souhaiter plus tot, en quelques pas il avait rompu la distance qui les séparait. Sa tête était comme soudainement vidée. Aucune pensée ne s'y installait. Il s'était arrêté si proche d'elle qu'il sentait son parfum, celui qu'elle appliquait, celui de ses cheveux... Le regard de Ian devait être tellement perdu tant elle venait de foutre le bordel dans sa tête, dans ses sentiments, mais malgré tout, et ça il en était convaincu, ils devaient être brillant, amoureux. Il aurait sans doute dut répondre un truc a tout ça, mais aucun mot ne lui vint. S'il avait pu formuler une phrase, il aurait sans doute dit ceci : « Je suis désolé Déli.. désolé de t'avoir fait souffrir ainsi, ça n'était pas mon intention. J'ignorais que tu avais tout ça en toi, et si je l'avais su plus tôt jamais je ne me serais mis avec cette fille, tout ça pour avoir l'infime impression d'être parfois a tes cotés. Je me mords la langue parfois pour éviter l'appeler par ton prénom, parce que tu m'obsède bien plus que ne semble le croire. Tu me rends fou. Tu met le bordel dans ma tête, dans mon cœur, dans ma vie, et il suffit que je pense a toi pour ce foutoir. J'peux mentir a tout le monde, j'peux faire croire n'importe quoi aux autres, mais j'arrive pas a me mentir a moi même encore, et c'est pas faute d'avoir essayer... et- »
A quoi bon formuler mentalement tout ca? Il n'avait plus envie d'entendre ses propres explications muettes. Et comme si son corps en avait assez de l'entendre ruminer mentalement, il prit ses propres initiatives. Il en lui fallut moins d'une fraction de seconde pour l'attirer contre lui et l'embrasser. Un petit silence vaut mieux qu'un long discours n'est ce pas? Et un baiser alors? Ca n'avait rien d'un baiser doux, d'un baiser de retrouvailles, un baiser de réconciliation, un baiser innocent. Non. Il y avait de la passion la dedans, du regret, de l'envie, du désir, de la libération, de la fougue, mais surtout, de l'amour. C'était comme s'il voulait rattraper tout ce temps perdu a l'aide d'un seul et unique baiser. Il aurait pu crever d'étouffement si son souffle la aurait pu etre le dernier. L'attirant alors tout contre lui,l'embrassant amoureusement et de moins en moins chastement, il se sentait heureux. Un sentiment qui le sublimait. Un sentiment qui l'incitait a continuer encore, l'empêchant même de penser au reste, a Megan entre autre. Quand bien même quelqu'un lui aurait souffler ce nom a l'oreille, il n'aurait su répondre qui elle était. Là, c'était Deli, et rien qu'elle. Et lui. On aurait pu croire qu'il allait la dévorer tant sa passion était palpable. Tenant son visage dans ses mains, prolongeant jusqu'au maximum ce baiser presque irréel, il se collait a elle. Son contact n'arrangeait pas les choses, l'enivrant chaque seconde un peu plus. Le souffle court, son cœur explosant dans sa poitrine, il dut mettre fin a sa réponse gestuelle face au monologue de Deli. Il picora ses lèvres en avançant de quelques pas, la faisant reculer sur le parking, le sourire accroché aux siennes. Son regard était planté profondément dans les yeux chocolats de la brune alors qu'il grignotait sa bouche, et contre toute attente, il se mit a rire doucement. Un rire doux, un rire mélodieux, un rire heureux, un rire presque enfantin, loin de tout soucis. Était-ce possible de se couper ainsi de la réalité? De ne penser absolument plus a rien ? De ne voir plus qu'elle, et lui? Ce monde, dont elle avait parlé.. c'était ça. Comme avant... quand rien ne comptait plus qu'eux deux... Il la regardait, souriait, et comprenait ce qu'il savait déjà depuis son adolescence : il l'aimait. Ça avait toujours été ainsi, et ca en serait très certainement toujours ainsi.
Si son esprit se remettait en route, si Ian reprenait le contrôle, il s'excuserait probablement. Il demanderait pardon pour ça, et partirait. Il n'avait pas envie de reprendre le contrôle. Il avait juste envie d'être la, avec elle, rêvant secrètement que l'heure ne tourne pas, que la nuit ne s'achève pas, que le temps s'arrête ainsi. « Délilah.. » finit-il par articuler entre deux baisers, la faisant reculer a chacun de ses pas. « arrête de me rendre dingue comme ça..par pitié... » Il se fit violence pour arrêter de couper chacun de ses mots contres ses lèvres, et il la regarda a nouveau dans les yeux, jouant d'une main dans ses cheveux. Il ne sut si c'était l'après coup de toute ça, mais ses ardeurs se calmèrent momentanément. L'étincelle dans ses yeux due s'assombrir légèrement : « je refuse de te perdre a nouveau, mais.. c'est pas si simple que ça... » Il se risqua a déposer une simple bise, histoire de se rappeler que normalement, c'était le maximum que lui autorisait leur relation, et qu'il n'aurait pas du craquer ainsi, recadrer les choses en quelques sortes, mais il dérapa et divergea rapidement dans son cou. C'était trop dur de se défaire de cette liberté de ce plaisir maintenant qu'il y avait regouter. Il était reparti pour sa dépendance, une drogue, elle avait raison... Il l'avait tellement fait reculer précédemment qu'il réalisa qu'à son dernier pas, il l'avait coincée entre la voiture et lui. Ses lèvres dans son cou, l'un de ses bras enroulait la nuque de la demoiselle, lui offrant presque un appuie pour sa tête contre l'auto, alors que son autre main caressait doucement ses hanches a même la peau, redécouvrant un corps grandit en comparaison de la dernière fois.. Il quitta difficilement la peau douce de son cou en remontant jusqu'à ses lèvres et murmura contre : « Et puis merde, si.. si c'est simple. Je t'aime. J'arrive plus a penser correctement quand t'es prêt de moi, j'arrive plus a rien. La preuve.. mes pensées sont loin d'être correcte la » fit-il avec un sourire a la fois amusé, désolé, et coquin. Il devrait être damner pour être aussi faible. Et elle aussi, pour etre si tentatrice.. Damné avec elle? Il n'y voyait pas d'inconvénient majeur finalement... |
| C'EST MA VIE | Messages |: 497 | Points |: 642 | Date d'inscription |: 05/10/2011 | Age |: 22 | Localisation |: NYC | Célébrité sur l'avatar |: Paul wesley
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 | |  | | | Sujet: Re: > Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence. La Fontaine < Délilah. Dim 25 Déc - 13:46 |
| Après son monologue, Delilah fixa Ian. Pendant qu'elle parlait, il avait considérablement avancé dans sa direction et semblait profondément perdu dans ses pensées. Tout à coup, il combla l'espace entre eux deux, l'attira contre lui et l'embrassa comme si leurs vies en dépendaient. Passion, urgence, regret, désir, amour, fougue... Tellement de choses dans un baiser... Une explosion qui balaie tout sur son passage. Le cœur qui bat à vous en faire exploser la poitrine. Un désir violent de rattraper le temps perdu. La jeune femme passa ses doigts dans les cheveux de Ian, au comble du bonheur. Son odeur l'entourait, l'ensorcelait. C'était ça, entre eux. C'était magique. Personne ne comprenait, personne ne comprendrait jamais, personne ne pouvait comprendre. Son cerveau était déconnecté. Les yeux plongés dans ses prunelles vert émeraude, elle oubliait le temps, le lieu, l'espace... le monde. Plus qu'eux deux. Plus que lui. Plus que leur amour. Leur bonheur. Leur extase. Savourant le contact de ses mains sur ses joues, la jeune femme mordilla doucement la lèvre inférieure de l'homme de sa vie. Elle avait l'impression que ce baiser aurait pu durer des siècles. Il se détacha d'elle quelques secondes pour reprendre son souffle pendant qu'elle le contemplait, encore et encore. Ses bras passés autour de sa taille, ils souriaient en s'embrassant des milliers de fois. Ses yeux... Elle aurait pu se perdre dedans. Soudainement, il se mit à rire. Du rire doux qu'elle lui connaissait mais qu'elle n'avait jamais entendu qu'avec elle. Alors, un sourire rayonnant étira ses lèvres tandis qu'elle caressait chaque trait de son visage avec une tendresse infinie. Elle ne se rendit pas compte qu'il l'avait fait reculer en l'embrassant jusqu'à ce qu'elle sente la voiture buter contre son dos. Pitié, que le temps se fige... Tous deux se laissaient guider et c'était tellement bon... La bulle s'était recréée... Entre deux baisers, il lui dit qu'elle le rendait fou, une main jouant avec ses cheveux bruns. Ce fut à elle de laisser échapper un rire d'enfant. Ces mots, ce baiser, cette soirée... C'était une libération, un rêve, une promesse d'éternité. Puis Monsieur Blackwood sembla s'assombrir. Il avait beau dire qu'il refusait de la perdre encore une fois, il déposa sur sa joue une bise qui ressemblait fort à un adieu... Non, non, il n'avait pas le droit de faire cela ! Heureusement, avant que ses réflexions puissent aller plus loin, la bise alla se loger dans son cou, sa main soulevant le haut de la brune pour venir caresser ses hanches avant de remonter sur ses lèvres. Le contact de sa peau sur la sienne lui procura un frisson qui lui parcourut la colonne vertébrale, l'électrisant. Les yeux fermés par le plaisir, elle entendit une phrase dont elle ne retint que deux mots : « Je t'aime... » Enfin...
Deli se posa sur le bras qui entourait sa nuque, se hissa sur le capot de la voiture et s'y allongea presque complètement. N'y pouvant plus, elle l'attira contre elle en tirant sur un de ses bras. Lorsqu'il se retrouva au-dessus d'elle, elle descendit ses lèvres dans son cou, inspirant à fond l'odeur familière. Elle aurait pu rester des heures ainsi. Elle prit une des mains de son bien-aimé, jouant avec ses doigts. Elle sourit doucement. « Pourquoi ça ne peut pas être toujours comme ça ? », murmura-t-elle. Loin de vouloir casser le romantisme et l'ambiance de cette nuit avec ses réflexions sur le passé, le futur ou leur avenir, elle embrassa sa main avant de revenir ses lèvres. Déboutonnant sa chemise avec fougue, elle caressa du bout des doigts les muscles saillants de son torse. Cinq années étaient passées, c'est là qu'on s'en rendait compte. L'adolescent était devenu un homme, encore plus beau qu'avant, encore faut il que ce fut possible. « Tu es... magnifique. » Oups... C'était sorti tout seul. De toute façon, à quoi bon retenir ses mots lorsqu'on a fait une déclaration d'amour comme celle qu'elle venait de lui faire à quelqu'un ? Elle lui ôta entièrement sa chemise. Elle enleva ses baskets, les laissant tomber à terre avec un bruit sourd. Elle passa ses jambes autour de sa taille pour venir fourrager dans son cou, embrassant sa clavicule puis son torse. Elle n'avait jamais été aussi bien, jamais elle n'avait eu le calme qu'elle ressentait en sa présence. Cette nuit était d'une douceur et d'un amour inouïs. « Je t'aime. » Elle l'avait susurré à son oreille. Il lui sembla que c'était la plus grande vérité au monde. Avec lui, elle était entière, vraie. Elle ne masquait aucun aspect de sa personnalité, elle ne prétendait pas être quelqu'un d'autre qu'elle-même. A quoi bon puisqu'il la connaissait par cœur ? Cette liberté était tellement délicieuse qu'elle s'oubliait totalement à son profit. Montre d'égoïsme, la pensée que le monde devrait tourner en fonction d'eux traversa son esprit confus. Elle se serra au maximum contre lui, voulant mourir ainsi. Elle avait l'impression que rien ne pouvait ne pouvait leur arriver, qu'ils étaient invincibles.
Le pire, c'est qu'avec n'importe qui d'autre elle aurait éclaté de rire devant l'incongruité de la situation. Non mais c'est vrai quoi : baiser comme des bêtes, emportés par la passion, sur une voiture en plein milieu de la nuit sur un parking désert de commissariat où tout le monde pouvait les voir... Mais voilà, ce n'était absolument pas n'importe qui et elle se foutait qu'on puisse les voir. Si son cerveau se remettait en marche, elle aurait pensé à Megan, au fait de devoir se retrouver toujours en secret, qu'il ne quitterait jamais l'autre brune, qu'elle allait souffrir. Mais ses capacités de réflexion étaient au point mort. Ian brouillait tout autour de lui. Elle ne voyait que lui. L'amour rend aveugle, l'amour rend idiot. Tandis que ses lèvres et ses mains redécouvraient son corps, ses yeux étaient fixés sur son visage. Elle ne pouvait pas s'en détacher. Il lui avait trop manqué, jusqu'à lui faire mal physiquement. « Un seul être vous manque et tout est décuplé. » Cette citation semblait s'appliquer à merveille. Maintenant qu'elle l'avait retrouvé, il était hors de question qu'elle le laisse partir de nouveau... |
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